Œuvres de Calixthe BEYALA
Auteur de nombreux romans à succès chez Albin Michel, Calixthe Beyala a reçu plusieurs distinctions, notamment le Grand Prix du roman de l’Académie Française pour "Les Honneurs perdus" (1996), Grand Prix de l'Unicef, Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire, Prix François Mauriac de l'Académie française, Prix Tropiques et a été consacrée Chevalier des Arts et des Lettres et Chevalier de la Légion d'Honneur en 2010. Très connue à l’étranger, notamment aux Etats-Unis où elle va régulièrement faire des conférences et où son œuvre est étudiée dans plusieurs universités, elle est considérée comme l’un des auteurs majeurs de la francophonie. Auteur engagé, elle milite entre autres pour la cause des femmes et les droits des Minorités Visibles à travers le Collectif Egalité dont elle est le porte parole.
Une œuvre riche abordant la condition humaine dans toutes ses dimensions: Historique,sociologique, psychologique, économique, de l'Afrique profonde à la banlieue française.
C'est le soleil qui m'a brûlée,Paris, Stock, 1987, 174 p.
Tu t'appelleras Tanga, Paris, Stock, 1988, 202 p.
Seul le Diable le savait,Paris, Pré au Clercs, 1990, 281 p.
La Négresse rousse, Paris, J'ai lu, 1995.
Le Petit Prince de Bellevile, Paris, Albin Michel, 1992, 262 p.
Maman a un amant, Paris, Albin Michel, 1993, 352 p. Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire ;
Asséze l'Africaine, Paris, Albin Michel, 1994, 352 p. Prix François-Mauriac de l'Académie française ; prix Tropique.
Lettre d'une africaine à ses sœurs occidentales, Paris, Spengler, 1995, 160 p.
Les Honneurs perdus, Paris, Albin Michel, 1996, Grand Prix du roman de l'Académie française ;
La Petite Fille du réverbère, Paris, Albin Michel, 1998, 412 p. Grand prix de l'Unicef ;
Amours sauvages, Paris, Albin Michel, 1999, 251 p.
Lettre d'une Afro-française à ses compatriotes, Paris, Mango, 2000, 96 p.
Comment cuisiner son mari à l'africaine, Paris, Albin Michel, 2000, 170 p.
Les Arbres en parlent encore…, Paris, Albin Michel, 2002, 412 p.
Femme nue, femme noire, Paris, Albin Michel, 2003, 230 p.
La Plantation, Paris, Albin Michel 2005, 464 p.
L'Homme qui m'offrait le ciel, Paris, Albin Michel, 2007.
Le Roman de Pauline, Paris, Albin Michel, 2009.
C'est le soleil qui m'a brûlée...
Son premier roman, C’est le soleil qui m’a brûlée, est « une longue lettre » dit-elle à cet être cher trop tôt disparue. Un livre qui a failli ne jamais être publié puisque le manuscrit avait fini dans la poubelle à l’instar d’innombrables pages écrites par la Camerounaise qui n’en garde, en définitive, qu’une petite partie.
C'est le soleil qui m'a brûlée, 1987, premier ouvrage de Calixthe Beyala
Ateba a 19 ans. Elle vit chez une tante despotique depuis de nombreuses années, sage, rangée, obéissante. Cependant, cette soumission cache un tempérament de feu et «Il lui faudra se brûler à tous les soleils, à tous les feux du désir, de la coutume, de traditions sclérosées dans leurs aspects les plus oppressifs, pour enfin se découvrir elle-même ... » Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Tu t'appelleras Tanga, 1988
Deux jeunes femmes ont été jetées dans la même cellule. La première, Tanga, a été entraînée dans un tourbillon de débauche et de misère depuis le jour où elle a été violée par son père et soumise à tous les excès et à tous les vices d'une société en pleine déchéance. La police veut la faire parler et elle est sur le point de mourir. La seconde femme n'est qu'un pion dans le jeu policier mais elle est loin d'être folle comme ses tourmenteurs le prétendent... Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Seul le Diable le savait, 1990
Les personnages des deux premiers romans de Calixthe Beyala n'ont rien de banal: ceux de son troisième roman sont plus troublants encore car ils appartiennent à un monde où la réalité et le surnaturel se chevauchent sans cesse. Mégri a les cheveux rouges et cette particularité physique est à l'image d'une destinée non moins étonnante.... Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
La négresse rousse, 1991
La négresse rousse, 1991
«Autre parution du livre de Calixthe Beyala "Seul le Diable le savait".»
Le petit prince de Bellevile, 1992
«Avec l'humour et la candeur du Petit Nicolas, la verdeur et l'aplomb de Zazie, Loukoum, le Petit Prince de Calixthe Beyala, nous donne une irrésistible chronique de la vie de Belleville. Mêlant le rire et l'émotion, c'est à travers lui toute une communauté riche en couleurs qui s'exprime, prise entre la nécessité de s'intégrer et celle de préserver ses racines.»
Narcisse Mouellé Kombi II. «Calixthe Beyala et son Petit prince de Belleville», Amina 268 (août 1992), pp.10-12. Interview.Notes de lecture et articles divers sur "Le petit prince de Belleville" de Calixthe Beyala Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Maman a un amant, 1993
Maman a un amant, 1993
«Maman a un amant donne une suite à l'histoire de la famille du jeune Loukoum, amorcée dans Le Petit prince de Belleville. Loukoum est un peu plus âgé; sa mère a repris en main les destinées de la famille et un début de prospérité permet à toute la famille de quitter Belleville et de partir vers le sud pour de brèves vacances...
Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire» Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Asséze l'Africaine, 1994
«Itinéraire d'une petite Cendrillon camerounaise transplantée de la poussière de son village dans les mirages de Douala avant de découvrir les clandés surpeuplés de Paris, Assèze l'Africaine est aussi un roman de l'Afrique d'aujourd'hui, déchirée entre ses splendeurs et ses erreurs, son orgueil et sa déchéance, son passé englouti et son avenir cahotique...
Prix François Mauriac de l'Académie française, Prix tropiques»
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Lettre d'une africaine à ses sœurs occidentales, 1995
Lettre d'une africaine à ses sœurs occidentales, 1995
«Ecrit dans un style vif et alerte [cet essai polémique ... ] ne recule pas devant les mots pour se faire entendre des femmes.»
Les Honneurs perdus, 1996, Grand Prix du Roman de l'Académie Française
Les Honneurs perdus, par Calixthe Beyala, Ecrivain, Grand prix du Roman Académie Française
Les Honneurs perdus, 1996
«Entre Couscousville, à la périphérie de Douala, et les hauteurs bigarrées de Belleville, la route est longue, pavée d'embûches, de petites joies et de grandes tragédies. Saïda va mettre longtemps à parcourir, avec pour seule richesse son inaltérable confiance en la race humaine et son honneur qu'elle ne veut pas perdre.»
Le couronnement de Calixthe, LFI FIGARO...
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Grand prix du roman de l'Académie Française.
Le chemin de Saïda Bénérafa la conduit de la périphérie pauvre de Douala au Cameroun jusqu'aux hauteurs de Belleville. Cette héroïne de Calixthe Belaya est animée d'une inébranlable confiance en l'homme qui lui permettra de garder son honneur sauf et de traverser les plus grandes joies, les embûches et les tragédies la tête haute. Outre la destinée de cette femme, ce roman raconte aussi la vie en Afrique, sa misère mais aussi ses beautés, sa gaieté, ses couleurs ainsi que l'attachement de l'auteur pour la France, décrite dans ses aspects les plus attachants comme les plus impitoyables. Ce livre a reçu le grand prix de l'Académie française en 1996.
Le Grand prix du roman de l'Academie française décerné à Calixthe Beyala
LE MONDE | 26 octobre 1996 | 118 mots
LE GRAND PRIX du roman de l'Académie française a été attribué à l'écrivain franco-camerounaise Calixthe Beyala pour Les Honneurs perdus (Albin Michel), au 2e tour de scrutin, avec 14 voix sur 22 votants. Née en 1961 à Douala (Cameroun), Calixthe Beyala est l'auteur de huit romans.
La petite fille du réverbère, 1997
La petite fille du réverbère, par Calixthe Beyala, Ecrivain, Grand prix du Roman Académie Française
«A travers le récit de la petite Tapoussière élevée par sa grand-mère en l'absence de sa mère, disparue, et de son père, inconnu, Calixthe Beyala revient au plus près de ses racines. Force d'imprécation, tendresse, lyrisme, mais aussi colère et humour,La petite fille du réverbère dévoile les secrets d'un héritage - celui d'une enfance misérable dont l'auteur n'a jamais pu guérir. Largement autobiographique, ce roman est sans doute le plus intime et le plus émouvant que l'auteur [...] ait jamais écrit.
Grand Prix de l'Unicef»
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Amours sauvages, 1999
«Si Eve-Marie a quitté l'Afrique pour Paris-Belleville, c'est en pensant aux valeurs de la République française: "Liberté, égalité, fraternité". Mais pour être libre, encore faut-il avoir un travail et un mari. Le travail, Eve-Marie l'a trouvé. Il consiste à vendre ses sublimes fesses à bas prix, d'où son joli surnom "Mademoiselle Bonne-Surprise" ! Pour le mari c'est une autre affaire... » Lu dans "Amours Sauvages " de Calixthe Beyala
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Lettre d'une Afro-française à ses compatriotes, 2000
« Vous avez dit racistes?
Les résultats du dernier sondage sur les Français et le racisme sont alarmants et dangereux. Ainsi, 70% des Français se déclarent un peu, beaucoup ou tout à fait racistes L'écrivain Calixthe Beyala réagit et pousse un coup de gueule contre le racisme, elle qui aime la France et les Français, ses frères... .»
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Comment cuisiner son mari à l'africaine, 1999
La romancière camerounaise Calixthe Beyala nous présente son nouveau roman, " Comment cuisiner son mari à l’africaine ". Elle explique à quel point la nourriture et la cuisine sont importantes dans sa vie de femme.
«L'histoire pas comme les autres de mademoiselle Aïssatou, Parisienne pure black en proie aux tourments de l'amour. Comment séduire un homme et, peut-être, le garder? La belle va prouver qu'en la matière, elle est un vrai cordon bleu...Dans son livre, Calixthe Beyala nous explique " Comment cuisiner son mari à l'africaine ".
les dépèches de Brazaville, interview de Calixthe Beyala ...
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Cuisine et dépendance, ou l’amour selon Calixthe Beyala
Dans son dernier livre, la Camerounaise Calixthe Beyala nous explique " Comment cuisiner son mari à l’africaine ". Entre métaphores culinaires et recettes exotiques, le programme est alléchant.
Les arbres en parlent encore..., 2002
« Moi, Édène, la fille d'Assanga Djuli, je vous raconterai son histoire qui n'est autre que celle de l'Afrique ramassée entre tradition et modernité. Au fil des nuits, je vous dirai comment il résista, à l'envahisseur avec des bouts de ficelles ; comment ma mère si soumise réussit grâce au fiel de l'ironie à, transcender sa condition. Je vous parlerai de Fondamento de Plaisir, une beauté économe qui trouva un système pour s'en sortir, de Michel Ange de Montparnasse, d'Awono le guérisseur; du très élégant et parfois très sale père Wolfgang, de Chrétien n°l, le premier baptisé du village, d'Opportune de Sainte Guinée, de Zoa l'homme léopard, des Issélés, des Issogos, des Étons et de leurs guerres... »
Dans "Les arbres en parlent encore " Calixthe Beyala ressuscite avec humour et poésie la mémoire ensevelie d'une page d'histoire de l'Afrique.
Edène, la narratrice, est née en l'an VI avant la guerre de 1914. Elle est la fille d'Assanga Djuli, un chef de village camerounais, fier et haut comme un baobab. Devenue presque centenaire, elle fait au cours de seize veillées la chronique de ce qu?elle a vu. Et Dieu sait qu?elle en a vu ! La rencontre heurtée, violente de deux mondes, au cours des colonisations allemande puis française. Les paradoxes d?un pays pris entre son mode de vie ancestral, ses croyances, ses guerres tribales, et l?irruption du xxe siècle européen. Tout cela vécu par de multiples personnages qui hantent sa mémoire : Fondamento de Plaisir, la « sorcière » luxurieuse et hypocrite ; Awono, le guérisseur ; « Chrétien n¡ 1», le premier baptisé du village, qu?elle s?est efforcée de séduire. Et encore Michel-Ange de Montparnasse, un soldat français qui tente la gageure de se fondre dans la communauté en y prenant femme? Truculente, lyrique, drôle ou révoltée, Calixthe Belaya fait entendre une des voix les plus fortes de la jeune littérature.
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage au format adobe pdf
Femme nue, femme noire, 2003
Beyala Calixthe. Femme nue, femme noire. Albin Michel, 2003.
Femme nue, femme noire. C'est au célèbre poème de Senghor que Calixthe Beyala a emprunté le titre de ce roman, paru aux éditions Albin Michel. Le titre Femme nue femme noire est directement tiré du poème de Senghor, ancien Président du Sénégal et co-fondateur du concept de négritude avec Aimé Césaire. Le récit débute par les vers de son poème glorifiant la femme africaine. Calixthe Beyala, par son personnage et sa description de l’Afrique, s’attache à créer l’antithèse de cette femme parfaite et soumise que décrit Senghor dans son poème. Son ambition n’est pas des moindres :
« Vous n'êtes pas sans savoir que le mouvement de la négritude a placé sur un piédestal la femme africaine. En sublimant l'Africaine, des poètes comme Senghor ont en fait voulu glorifier le passé anté-colonial africain. La féminitude serait pour moi un mélange de féminisme et de négritude. Avec ce nouveau concept, je cherche à montrer en quoi la femme noire est supérieure. Je veux affirmer la suprématie de la femme noire sur l'homme noir. En Afrique, c'est la femme qui travaille, c'est elle qui fait en sorte que ce continent ne parte pas totalement à la dérive. »
Extrait de l’interview recueillie par Jean-Bernard GERVAIS disponible à l’adresse :
http://aflit.arts.uwa.edu.au/AMINABeyala95.html
Ce livre, délibérément érotique, raconte la découverte de sa sexualité par une jeune fille de Douala, la ville où a grandi l'auteur camerounaise.
« Femme nue, femme noire, vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté... Ces vers ne font pas partie de mon arsenal linguistique. Vous verrez : mes mots à moi tressautent et cliquettent comme des chaînes. Des mots qui détonnent, déglinguent, dévissent, culbutent, dissèquent, torturent ! Des mots qui fessent, giflent, cassent et broient ! Que celui qui se sent mal à l'aise passe sa route... Parce que ici, il n'y aura pas de soutiens-gorge en dentelle, de bas résille, de petites culottes en soie à prix excessif, de parfum de rose ou de gardénia, et encore moins ces approches rituelles de la femme fatale, empruntées aux films ou à la télévision. » Une fable violente, sensuelle et provocante sur l'Afrique noire, partagée entre révolte et résignation. De débauche en libertinage, ce premier roman érotique de Calixthe Beyala conjugue l'originalité, la force et l'humour de l'auteur des Honneurs perdus.« Femme nue, femme noire, vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté... Ces vers ne font pas partie de mon arsenal linguistique. Vous verrez : mes mots à moi tressautent et cliquettent comme des chaînes. Des mots qui détonnent, déglinguent, dévissent, culbutent, dissèquent, torturent ! Des mots qui fessent, giflent, cassent et broient ! Que celui qui se sent mal à l'aise passe sa route... Parce que ici, il n'y aura pas de soutiens-gorge en dentelle, de bas résille, de petites culottes en soie à prix excessif, de parfum de rose ou de gardénia, et encore moins ces approches rituelles de la femme fatale, empruntées aux films ou à la télévision. ». Femme noire Femme nue est un roman érotique qui se déroule en Afrique, dans lequel Calixthe Beyala retrace l’histoire d’Irène, une kleptomane qui arrive à échapper à ses difficiles conditions sociales grâce au sexe. Irène est la femme libérée, mangeuse d’homme et qui profite des plaisirs charnels à bravant tous les interdits de la société. Dans un langage cru et osé, Calixthe nous fait découvrir une fois de plus ses talents dans un style qui nous projette intensément dans son roman. Cependant, un point est à noter: le roman de Calixthe BEYALA est un roman érotique "universel" à mon sens et non pas "africain" comme semble le présenter l'éditeur. La sexualité est un plaisir individuel mondialement partagé et que chaque personne exprime librement et dans le langage de son choix. Débat à suivre...
Un livre de grande qualité à lire., «Femme nue, femme noire» ! Mais femme libre ? «Femme nue, femme noire» ! Mais femme libre ?...»
Stéphane TCHAKAM, Cameroon Tribune , interview de Calixthe Beyala ...
Notes de lecture et articles divers sur cet ouvrage
Femme nue, femme noire, 2003 Edition Albin Michel 234 pages 15 € ISBN : 2226137904
Belle, attirante, indomptable, Irène n’a, de son propre aveu, que deux passions : voler et faire l’amour. C’est ainsi qu’elle s’empare un jour d’un sac à main et qu’elle y découvre… un bébé mort. Peu après, elle rencontre Ousmane, un nouvel amant qui l’entraîne dans une spirale de débauche et de provocation…
Mais dans une Afrique noire urbaine où la misère et l’immobilisme vont de pair avec la résignation, y a-t-il place pour la révolte qu’elle tente ainsi de faire entendre ? C’est une fable mélancolique que nous conte ici Calixthe Beyala, sous les apparences d’un roman érotique à la sensualité débridée et à l’humour corrosif.
Une fable violente, sensuelle et provocante sur l'Afrique noire, partagée entre révolte et résignation. De débauche en libertinage, ce premier roman érotique de Calixthe Beyala conjugue l'originalité, la force et l'humour de l'auteur des Honneurs perdus.
Pour conclure, ce roman « choc » se lit rapidement pour peu qu’on ne bute pas sur les idées provocatrices et le franc-parler de l’auteure. Elle aborde un sujet tabou avec autant de ferveur que d’humour souvent teinté de dérision. Loin du réalisme magique et du conte, Calixthe Beyala retranscrit de façon satyrique une Afrique sombre et corrompue. Les dernières pages du roman diffèrent du reste du récit (moins de sexe, mais plus de réflexion) puisqu’il se concentre sur le retour d’Irène vers sa famille. Le destin d’Irène est finalement des plus tragiques. Reste à savoir si la conclusion brutale du roman laisse présager une morale sur le comportement de l’héroïne…
La plantation, roman de Calixthe Beyala
La Plantation, 2004
Beyala met en scène Mugabe ZIMBABWE - 20 septembre 2004 - par AFP
La Franco-Camerounaise Calixthe Beyala a écrit un nouveau roman qui a pour cadre le Zimbabwe et pour thème principal les rapports entre Noirs et Blancs. La figure du très controversé président Robert Mugabe y apparaît sous un jour inattendu. Sortie chez Albin-Michel.
Ce gros livre de 464 pages évoque les rapports ambigus entre Blancs et Noirs dans un Zimbabwe plus vrai que nature où le « président-élu-démocratiquement-à-vie » a décidé d'exproprier les colons. Si son récit est pimenté de nombreuses scènes drolatiques, l'écrivain franco-camerounaise dresse surtout un tableau très sombre d'une Afrique dominée par des chefs de tribu corrompus et livrée à l'incurie généralisée.
Le Zimbabwe était leur terre, leur domaine, leur paradis... Jusqu'au jour où le « Président élu démocratiquement à vie » décide d'exproprier ces fermiers blancs qui se croyaient les rois du monde, les réduisant à la lutte ou à l'exil. Blues a dix-huit ans. Ses cheveux d'or et son caractère farouche enflamment tous les désirs. Fille d'un grand propriétaire terrien, sûre de sa supériorité et de son éducation, elle a vécu sur un nuage de privilèges, aimée, choyée, courtisée. Mais sous sa peau blanche bat le coeur d'une femme née de cette terre d'Afrique qu'elle aime tant, et pour laquelle elle est prête à se battre et à mourir...
Pour la première fois, un grand écrivain noir se met dans la peau des Blancs, des colonisateurs. Avec cette fresque tumultueuse et passionnée, Calixthe Beyala a réussi un véritable Autant en emporte le vent africain, peuplé d'êtres violents et chimériques, rusés et naïfs, Noirs et Blancs qui peinent à inventer ensemble une vie nouvelle.
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Auteur : Calixthe Beyala
ISBN : 9782226158352
GENCOD : 9782226158352
Revue de presse
Anne Berthod - L'Express du 2 mai 2005
Fille d'un grand propriétaire terrien, Blues est blonde, belle, rebelle, un brin cruelle avec ses courtisans, dont une paire de jumeaux fanfarons, et condescendante avec sa nanny black ; elle a 16 ans, un sale caractère, rêve de bals et de robes du soir tandis que le pays se déchire : voici Scarlett O'Hara au Zimbabwe. Dans La Plantation, véritable Autant en emporte le vent africain, Calixthe Beyala raconte une autre guerre de Sécession, celle opposant aujourd'hui, via la réforme agraire, le «président élu démocratiquement à vie» aux fermiers blancs, menacés d'expropriation. Chose étonnante, l'auteur franco-camerounaise adopte le point de vue des Blancs... Calixthe Beyala souligne, sans cliché, toutes les contradictions des communautés postcoloniales.
Elle le fait dans une langue colorée, imagée, pimentée d'inventions : dans cette grande fresque romanesque... Chatoyante et viscérale, la façon qu'a Calixthe Beyala de raconter l'Afrique ne ressemble à nulle autre.
Michel Drucker - Le Nouvel Observateur du 7 avril 2005
Je garderai longtemps l'empreinte de «la Plantation». Cette grande fresque romanesque se situe au Zimbabwe, à l'époque actuelle. Le «président élu démocratiquement à vie» décide de restituer à son peuple les terres appartenant aux colons depuis près de deux cents ans. La communauté blanche n'y croit pas, assurée de ses privilèges acquis depuis tant d'années. Mais face à l'arbitraire et aux ressentiments de ses anciens «boys», elle se défend ou s'exile.
Dans «le Petit Prince de Belleville», Calixthe Beyala expliquait avec justesse les migrations africaines dans les quartiers populaires. Dans «la Plantation», elle défend avec la même ardeur les causes des immigrés, mais cette fois du point de vue des Blancs, cas sans précédent en France de la part d'un écrivain d'origine africaine. Dans ce contexte douloureux, elle met en scène une multitude de personnages dont les comportements sont décrits avec un réalisme et une précision remarquables... Dans ce roman dense, palpitant et émouvant, Calixthe Beyala prend à contre-pied les clichés exploités-exploiteurs et expose les paradoxes du devenir historique de l'Afrique après les prises d'indépendance. Chefs de tribu corrompus, hommes des anciens colons, incapacité d'imaginer une logique économique autre que guerrière. La vision est imparable, la démonstration implacable... «La Plantation» est un «Autant en emporte le vent» africain. Il en a le souffle et l'ampleur.
Calixthe Beyala s'est inventé une langue qui lui est propre, nerveuse, puissante et colorée, permettant de rendre accessible à tous la complexité de cette histoire contemporaine et les enjeux d'une Afrique désemparée...
L'Homme qui m'offrait le ciel, Paris, Albin Michel, 2007.
Elle est noire, africaine, célibataire et mère d'une ado rebelle. Il est blanc, occidental, marié sans enfants. Entre eux un amour fou. Une rencontre improbable, elle qui se bat pour les déshérités, lui qui vit dans un monde de célébrités.
Et pourtant ils vont s'aimer...
L'homme qui m'offrait le ciel est le récit d'une passion absolue. Mais la passion peut-elle lutter contre les pressions sociales, le confort des habi tudes et la peur de l'inconnu ?
Auteur de nombreux romans à succès chez Albin Michel, Calixthe Beyala a reçu plusieurs distinctions, notamment le Grand Prix du roman de l'Académie Française pour Les Honneurs perdus (1996) et a été consacrée Chevalier des Arts et des Lettres. Très connue à l'étranger, notamment aux Etats-Unis où elle va régulièrement faire des conférences et où son oeuvre est étudiée dans plusieurs universités, elle est considérée comme l'un des auteurs majeurs de la francophonie. Auteur engagée, elle milite entre autres pour la cause des femmes et les droits des Minorités Visibles à travers le Collectif Egalité dont elle est le porte parole.
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Auteur : Calixthe Beyala
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-226-17715-5
Le roman de Pauline
le Roman de Pauline par Calixthe Beyala
Le Roman de Pauline, Paris, Albin Michel, 2009.
« Les roses poussent en même temps que leurs épines. Les épines piquent et les feuilles des rosiers calment la douleur »
Résumé du livre
Pauline, 14 ans, habite Pantin avec son frère et sa mère qui tient un salon de coiffure. Livrée à elle-même, elle se rend au collège quand ça lui chante, plutôt sous la pression de l'assistante sociale. Elle préfère vivre dans la rue et suivre son petit ami et son frère, petits dealers, qu'elle va régulièrement récupérer au commissariat. Son prof de français, une jeune femme qui croit aux vertus de l'enseignement, décide de la prendre en charge, de l'installer chez elle et de lui faire lire 'Le Livre de ma mère' d'Albert Cohen. Pauline, fille de banlieue ordinaire, à la fois soumise et révoltée, se met à découvrir un monde autre que la violence : la complexité des sentiments et la difficulté d'aimer.La critique [evene]
par Nadège Badina
Inspiré d'une histoire vécue à Pantin, 'Le Roman de Pauline' parcourt le monde en quelques pages. L'ouvrage de Calixthe Beyala se déploie tout en nuances et en couleurs : des individus aux origines diverses et aux multiples destins se croisent et se recroisent. Dans cette banlieue qui ressemble étrangement à une jungle, mais où la loi du plus fort n'est pas forcément la meilleure, Pauline, une jeune fille de 14 ans est l'électron libre qui leur sert de lien, à l'insu de son plein gré, pour son merveilleux malheur. Pour sa métamorphose. Calixthe Beyala, jouant à cache-cache entre les hauts arbres dignitaires de notre Etat et les jeunes pousses des banlieues françaises, lui prête des propos mi-doux mi-amers sur des faits sociétaux. Avec une candeur impertinente, abusant d'expressions imagées, de jeux de mots plus ou moins branchés et d'adages transposés dans le quotidien, elle transforme l'éducation en honte, la violence en amour, l'amour en sexualité, la femme en objet, la mère en symbole inaccessible. Et prouve une fois de plus que la vérité sort de la bouche des enfants. Personne n'est épargné, tout le monde est critiqué et a le droit de rêver. Seul petit achoppement : son écriture, à l'image de Pauline, ingénue et imprévisible, facile à vivre, facile à lire, manque d'un zeste de gravité, quand elle évoque des vérités qui ne sont pas bonnes à dire, mais qu'elle croit bonnes à écrire. 'Le Roman de Pauline' est un roman inclassable : ni roman d'apprentissage, ni roman d'amour, ni roman sur les relations mère-fille et sans doute un peu des trois à la fois.
Pour des informations complémentaires sur l'oeuvre de Calixthe Beyala vous pouvez également consulter la bibliographie critique. Vous y trouverez également une liste de travaux qui ont pour sujet principal ses ouvrages!)
Odile Cazenave Femmes rebelles. Naissance d'un nouveau roman africain au féminin. (L'Harmattan, 1996) 3ème partie: Pour un nouveau roman politique, chapitre I "Archétypes d'écriture féminine/féministe: mulitplication des voix narratives : l'exemple du Petit Prince de Belleville et de Maman a un amant" (pp. 281-298)
Calixthe Beyala, Lettre d'Une Africaine à ses sœurs occidentales (extraits)
Nouvelles tendances d'écriture
A. Bah Diallo. «Un nouveau roman de Calixthe Beyala». Amina 223 (novembre 1988), p.85. Interview.
Narcisse Mouellé Kombi II. «Calixthe Beyala et son Petit prince de Belleville», Amina 268 (août 1992), pp.10-12. Interview.
Ormerod, B. et J-M Volet. Romancières africaines d'expression française. Paris: L'Harmattan, 1994, pp.43-45.
Mateteyou, Emmanuel. "Calixthe Beyala: entre le terroir et l'exil" French Review 69-4 (1996), pp. 605-615.
Leclair, Bertrand. "Abraracourcix versus Beyala" La Quinzaine Littéraire 710 (16-28 février 1997), p.31.
Gallimore, Rangira Béatrice. L'Oeuvre romanesque de Calixthe Beyala : le renouveau de l'écriture féminine en Afrique francophone sub-saharienne Paris ; Montréal, L'Harmattan, 1997, (219 p.) (Coll. Critiques littéraires)
Littérature critique sur Calixthe Beyala (Bibliographie de Sharon Verba)
Appel de Beyala aux Femmes de la Francophonie (2000)
Renée Mendy-Ongoundou «Calixthe Beyala, candidate au poste de Secrétaire général(e) de l'Organisation Internationale de la Francophonie...», Amina 378 (Octobre 2001), p. 64. Interview.
sources : Editor (jvolet@cyllene.uwa.edu.au)
The University of Western Australia/French Studies
Ambroise Têko-Agbo Werewere Liking et Calixthe Beyala
Le discours féministe et la fiction
Résumé Calixthe Beyala et Werewere Liking sont deux écrivaines originaires du Cameroun qui ont le verbe haut dans le champ littéraire africain. Le discours qu'elles tiennent sur le rôle et la place de la femme dans la société africaine est assurément un discours iconoclaste. En cela il est nouveau et bouscule bien des tabous avec une impertinence ravageuse. Mais il convient aussi de se demander si, par delà la transgression et la rébellion qu'elles instituent, leurs premières créations ne sont pas finalement des constructions fantasmatiques. On se rendra compte que le combat pour la dignité des femmes et contre la discrimination peut être évoqué sous des paradigmes autrement plus subtils que le monde d'adultères et de violence que proposent les premières oeuvres de Beyala et Liking. Le dernier roman de Beyala, Les Honneurs perdus, en est la parfaite illustration. Abstract Werewere Liking and Calixthe Beyala: Feminist discourse and fiction. -- Werewere Liking and Calixthe Beyala, of Cameroon origin, are two outspoken authors of African literature. Their discourse about women's place in African society is, indeed, iconoclastic and, thus, quite new. Its ravaging impertinence unsettles many a tabu. But beyond the transgression and rebellion initiated by these two women, might their first writings not, ultimately, be works of fiction? The fight for women's dignity and against discrimination can be evoked in ways much more subtle than the world of adultery and violence encountered in their first writings. Beyala's latest novel, Les honneurs perdus, fully illustrates this. Pour citer cet article Ambroise Têko-Agbo . «Werewere Liking
Calixte Beyala
26/05/1998
-Calixte Beyala a préfacé Georges, un roman autobiographique d'Alexandre Dumas que publient les éditions n 1 à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de l'abolition de l'esclavage...
Référence électronique
Augustine H. Asaah, « Calixthe Beyala ou le discours blasphématoire au propre », Cahiers d'études africaines, 181 | 2006, [En ligne], mis en ligne le 13 avril 2006. URL : http://etudesafricaines.revues.org/index5854.html. Consulté le 20 juillet 2010.
Manu Dibango, Film documentaire de Calixthe Beyala
Comment passer de la littérature au cinéma ?
La romancière franco-camerounaise Calixte Beyala a sauté le pas. Le documentaire « Manu Dibango » qu’elle a écrit sur le célèbre saxophoniste a ouvert la 14e édition du festival Ecrans Noirs samedi dernier au Palais des Congrès de Yaoundé.
YAOUNDE (CAMEROUN) – Comme à Cannes, le festival Ecrans Noirs de Yaoundé a sa montée des marches. Et lors de l’ouverture de la 14e édition de cette fête du cinéma africain, samedi dernier, robes, costumes, nœuds papillons, strass, paillettes et ambiance glamour étaient de la partie. Des centaines de personnes avaient pris d’assaut l’immense salle du Palais des Congrès de la capitale administrative du Cameroun pour assister à l’événement annuel organisé par le réalisateur Bassek Ba Kobhio. Une cinquantaine de films (longs-métrages, courts-métrages, documentaires…) sont en compétition, parmi lesquels « Ramata », une œuvre sénégalo-congolaise réalisée par Alain Léandre Baker, produite par Moctar Bâ et dans lequel Katoucha Niane (le mannequin décédée il y a quelques mois) interprète le rôle principal féminin aux côtés de Ibrahima Mbaye.
C’est le documentaire « Manu Dibango », écrit par la romancière franco-camerounaise Calixte Beyala et réalisé par Pascal Vasselin, qui a ouvert le bal. On y (re) découvre un Manu septuagénaire, toujours « flanqué » de son célèbre rire caverneux qui distille une joie de vivre communicative.
Un homme qui, comme l’Afrique indépendante, a traversé ces cinquante dernières années qu’il a marqué de ses mélodies et dont les premiers succès comme « Soul Makossa » ont posé les premiers jalons de la world music. Le saxophoniste s’est confié à la romancière comme jamais il ne l’avait fait auparavant, en racontant ses premiers pas en France, lorsqu’il sortait à peine de l’adolescence et n’avait que 15 ans ; ses moments de galère à Paris, puis à Bruxelles alors qu’il s’appelait Emmanuel Dibango ; ses premières années de succès ; son déchirement, partagé qu’il est entre un pays d’adoption, la France, et une terre natale, le Cameroun, où il a vécu très peu. « Manu est quelqu’un que j’admire et je suis fière d’avoir fait ce film sur lui. Lorsqu’il a vu le documentaire pour la première fois, il a fondu en larmes car les témoignages et les révélations qu’il a faits sont comme un testament pour lui », nous a confié Calixte Beyala qui, au départ, voulait écrire un film sur Youssou Ndour.
LES LIONS INDOMPTABLES - Cinquante ans de bonheur, oct 2010 ALBIN MICHEL
1. L'HOMME QUI M'OFFRAIT LE CIEL (LITTERATURE DOC ) -FR-
BEYALA-C
2009/04 (LGF LIVRE DE POCHE) ISBN:9782253127970 EUR5.00
2. LE ROMAN DE PAULINE ( ) -FR-
BEYALA, CALIXTHE
2009/02 (ALBIN MICHEL) ISBN:9782226186522 EUR16.00
3. L'HOMME QUI M'OFFRAIT LE CIEL ( ) (PAP) -FR-
BEYALA, CALIXTHE
2007/05 (ALBIN MICHEL) ISBN:9782226177155 EUR15.00
4. LA PLANTATION ( ) -FR-
BEYALA, CALIXTHE
2007/01 (LGF LIVRE DE POCHE) ISBN:9782253119968 EUR6.95
. FEMME NUE, FEMME NOIRE ( ) -FR-
BEYALA, CALIXTHE
2005/04 (LGF LIVRE DE POCHE) ISBN:9782253112693 EUR5.00
Web販売価格: 税込\729 標準価格: 税込\761
6. LA PLANTATION ( ) (PAP) -FR-
BEYALA, CALIXTHE
2005/03 (ALBIN MICHEL) ISBN:9782226158352 EUR21.50
7. Mujer Desnuda, Mujer Negra / Nude Women, Black Women (PAP) TRA Edition -US-
Beyala, C.
2004/12 (Tusquets Editor) ISBN:9788483109878 US$16.95
8. Ommer, Black Ladies (PAP) -GB-
Ommer, Uwe / Beyala, Calixthe
2004/05 (Taschen UK) ISBN:9783822832059
9. LES ARBRES EN PARLENT ENCORE ( ) -FR-
BEYALA, CALIXTHE
2004/03 (LGF LIVRE DE POCHE) ISBN:9782253067764 EUR7.50
0. FEMME NUE, FEMME NOIRE ( ) (PAP) -FR-
BEYALA, CALIXTHE
2003/05 (ALBIN MICHEL) ISBN:9782226137906 EUR15.00
Beyala scénariste
Six mois après la sortie de son dernier roman, La Plantation (éd. Albin Michel), l`écrivain franco-camerounaise Calixthe Beyala s`est attelée à l`écriture d`une pièce de théâtre, un genre qu`elle n`a encore jamais abordé. Elle met aussi la dernière main au scénario du film qui sera tiré de l`un de ses précédents livres, Comment cuisiner son mari à l`africaine (Albin Michel, 2000). L`histoire d`Aïssatou, cette Parisienne « pure Black » qui, pour séduire son voisin de palier, se remémore les recettes de sa mère et se transforme en cordon-bleu, sera portée à l`écran par Daniel Vigne, le réalisateur de Fatou la Malienne et du Retour de Martin Guerre.
Black Ladies: Photographies de Uwer Ommer accompagnées de textes et poëmes de Calixthe Beyala
Uwe Ommer, a sought-after commercial photographer based in New York and Paris, has made a name for himself with his own uncommissioned works, as this book eloquently attests. For the aesthete Uwe Ommer, the bodies of black women represent the epitome of beauty. His photographs are exactly what they show, no more and no less than a homage to female beauty. And of course that homage is paid in the perfect setting, the stunning landscape of Africa. Callxthe Beyala, born in Cameroon, is one of the leading Francophile African poets. The texts in this book were written especially as a commentary on the photography of Uwe Ommer.
Uwe Omer's homage to the sublime grace and beauty of black ladies is a celebration of African women and their enviroment. The pictures are simple only in that what they portray needs no ehancing. The sensuous ladies he photographs are the epitomy of womanhood; gracefull, styelish, rugged and natural. The landscpe of Africa perfectly mirrors these qualities resulting in a wonderfull study. Also included are the poems of Calixthe Beyala, a leading francophone African poet, her words complimenting the photographs perfectly. This book will be enjoyed by men and women of all races who revel is the supreme beauty of the African woman, Ommer has captured their spirit perfectly. I cannot reccomend it highly enough.
This is a wonderful hommage to the charm and beauty of black women. And its tribute is paid in the perfect setting - the stunning landscape of Africa. Ommer's rich color photography creates a kaleidoscopic array matching perfectly with his subjects' glistening black skin. Glamour never looked so good!
This book has already achieved a cult following so it is highly recommended that collectors get this while they can. It's a photographic treasure and touching testimony to the beauty of Africa's Black Ladies.
poétesses africaines des plus connues en France. La contemplation et l'analyse des photographies de Uwe Ommer lui ont inspiré les textes et poèmes contenus dans cet ouvrage. Commentaires des lecteurs... "Les éditions TASCHEN viennent de ressortir Black Ladies, le magnifique livre de photos de Uwe Ommer, photographe-explorateur de réputation internationale. Hommage à la femme africaine et à la femme en général, cet ouvrage à l'esthétisme fort et touchant est une véritable invitation au voyage et à l'amour." Cimaise, Paris France "Uwe Ommer's Black Ladies is the most breath taking book celebrating African women I have ever seen! The colors, the bodies, the scenery, the lighting, the styling, the exquisite and enchanting faces. Wow! This is a book that I would love to make a gift to all people who love beautiful works of art! A magnificent masterpiece!!!" Lola Holman Blank United States "what can I say?! Ommer has captured the very soul of sensual African women. The images of beautiful gracious African women that Uwe captures, with their bold smiles and magnificent glances are no doubt the same images that inspired the great Sundjata Keita to rise and establish the twelve gates of Mali. His work is inspired and inspiring!" Modibo China “Puro ébano. Culto a la belleza del color. TASCHEN lanza este volumen indispensable para los amantes de la fotografía y las mujeres guapas." Man, Madrid Spain "Un omaggio alla bellezza femminile: niente di più, niente di meno. Questa l'intenzione del fotografo Uwe Ommer e del suo libro, frutto di una personale ispirazione, un lavoro nato e sviluppato senza alcuna commissione esterna. I corpi neri delle donne sono rappresentati per lo più nudi, vicini ai frutti della terra, davanti a panorami di un' Africa sterminata e sempre presente. Sui visi intensi spiccano i denti chiari e il bianco degli occhi, in un contrasto atemporale che celebra la carnalità della bellezza." Mood, Milano Italy
Georges, roman de Alexandre Dumas, Préface de Calixthe Beyala
Calixthe Beyala lit sa préface au roman Georges de Dumas, Les amis d'Alexandre Dumas se recueillent autour de luiChâteau de Monte-Cristo, Le Port-Marly, vendredi 29 novembre 2002
1843, Roman
Epoque du récit 1810-1825
Résumé 1810, à l'Ile de France (actuelle Maurice). Pierre Munier, intègre et prospère planteur métis, se distingue dans la défense de l'île menacée par les Anglais, après avoir été refusé en raison de sa couleur de peau dans la garde nationale par M. de Malmédie, riche colon. Georges et Jacques, enfants de Munier, se défendent contre une provocation d'Henri, fils de Malmédie. Leur père, "ce héros qui lève la tête devant la mitraille et plie les genoux devant un préjugé", décide d'éloigner les deux frères, qui partent pour la France. Jacques se fait bientôt matelot et disparaît ; quant à Georges, il reçoit à Paris la meilleure éducation et devient vite un jeune homme brillant, doué d'un sang-froid hors norme et d'une grande élévation morale.
Quatorze années passent. Georges décide de regagner son île natale, avec un objectif : y vaincre le "préjugé de couleur" (on ne dit pas encore racisme) attaché à sa condition de mulâtre. Sur le navire qui l'embarque, il se lie d'amitié avec un autre homme d'élite, lord Williams Murrey, nouveau gouverneur envoyé par Londres dans la colonie, passée à l'Angleterre en 1810. Retrouvailles poignantes entre le fils et son père à Maurice, suivies de l'arrivée aussi inopinée que brève de Jacques : celui-ci s'est fait pirate... et négrier.
Le retour de Georges est vite placé sous le double signe de l'amour et de la haine. Amour pour Sara, délicieuse jeune femme qu'il sauve en abattant un requin prêt à la dévorer alors qu'elle se baigne dans une crique ; haine pour les Malmédie, qui lui refusent, outrés par l'audace du mulâtre, la main de Sara : celle-ci n'est autre que la nièce orpheline et richissime de M. de Malmédie, promise malgré elle à son fils Henri. La tension culmine lors des fêtes mahométanes du Yamsé : Georges gagne la course de chevaux contre Henri et lui inflige publiquement un coup de cravache, avant de fuir.
Ses idéaux se brisant contre l'épreuve des faits, Georges se radicalise et accepte la proposition de l'esclave Laïza : prendre la tête d'une révolte des nègres visant à abolir l'esclavage et instaurer l'indépendance, à l'image d'une autre île, Saint-Domingue, qui "à cette heure s'appelle Haïti". Lord Murrey, gouverneur éclairé, tenant de la concorde entre les communautés, en est informé et tente une vaine conciliation auprès de Georges, qu'il voudrait faire l'instrument de sa politique, avant de l'arrêter.
La révolte est cependant lancée, mais bien vite étouffée. Le gouverneur a fait placer des tonneaux de rhum partout en ville : l'ivresse des révoltés a tôt fait d'anéantir le soulèvement, ainsi que l'ambition du mulâtre, qui s'évade entre temps et tente une cavale désespérée. D'ultimes péripéties le feront prisonnier, condamné à mort, marié in extremis à celle qui l'aimait, avant un dernier coup de théâtre qu'orchestre son négrier de frère...
ALEXANDRE DUMAS : L'ESCLAVAGE RENTRE AU PANTHÉON
source : Le Monde du 2 décembre 2002
C'est bien une revanche pour le métis Dumas que son transport en grande pompe dans le haut lieu des hommes illustres français
"Alexandre Dumas : le métissage au Panthéon" titrait Le Monde à sa une du 2 décembre. Il n'est pas inutile de rappeler que la grand mère de l'auteur des "Trois mousquetaires" était une esclave haïtienne, Césette, qui n'avait jamais lu un livre. Son maître, le colon et marquis Antoine Davy de la Pailleterie, en avait fait sa compagne et la mère de ses quatre enfants à St Domingue avant de la revendre, elle et les gosses, à un autre colon du bourg pour se payer un billet de bateau pour la France.
Le père d'Alexandre Dumas avait été vendu comme esclave en même temps que sa mère. Devenu fameux général de Napoléon, avait été répudié par ce dernier lorsqu'il avait décidé en 1802 de chasser de son armée tous les nègres et mulâtres qui s'y trouvaient (en même temps qu'il restaurait l'esclavage dans les colonies qui avait été aboli par la Convention sous la Révolution).
Alexandre Dumas avait délégué aux Antilles un des ses comédiens, Frédérick Febvre, pour retrouver la trace de Césette mais il ne restait rien de l'habitation que les débris d'un vieux moulin.
Selon Calixthe Beyala, le nom de Dumas vient de du Gabon où la jeune africaine aurait été faite prisonnière par des marchands d'esclaves. Dûma serait un nom d'origine fang signifiant "dignité".
Alexandre Dumas fut traité de son vivant de "nègre qui pue". Il en retrace la dureté dans son roman "Georges",qui décrit la souffrance et la revanche d'un mulâtre. Eugène de Mirecourt écrivait dans "Fabrique de romans : Maison Alexandre Dumas et Cie" : "Le physique de M. Dumas est assez connu : stature de tambour-major, membres d'Hercule dans toute l'extension possible, lèvres saillantes, nez africain, tête crépue, visage bronzé. Son origine est écrite d'un bout à l'autre de sa personne ; mais elle se relève beaucoup plus encore dans son caractère. Grattez l'écorce de M. Dumas, et vous trouverez le sauvage. Il tient du nègre et du marquis tout ensemble. Cependant, le marquis ne va guère au-delà de l'épiderme. Effacez un peu le fard (…), le nègre vous montrera les dents. Le marquis joue son rôle en public, le nègre se trahit dans l'intimité".
Dumas poursuit Mirecourt en justice et le fera condamner à 15 jours de prison…
Claude Schopp indique dans sa préface à Dumas en bras de chemise (Maisonneuve & Larose) qu'il voulait faire graver sur son tombeau cette citation de Michelet : "Voyez-vous la race africaine, si gaie, si bonne, si aimante ? Du jour de sa résurrection à ce premier contact d'amour qu'elle eut avec la race blanche, elle fournit à celle-ci un accord extraordinaire des facultés qui font la force, un homme d'intarissable sève, un homme ? non, un élément, comme un volcan inextinguible ou un fleuve de l'Amérique. Jusqu'où n'eût-il pas été sans l'orgie d'improvisation qu'il fait depuis cinquante ans ? N'importe, il n'en reste pas moins et le plus puissant machiniste et le plus vivant dramaturge qui ait été depuis Shakespeare."
Je suis née au harem, récit de Choga Regina Egbeme, édité et préfacé par Calixthe Beyala
Je suis née au harem, récit de Choga Regina Egbeme, édité et préfacé par Calixthe Beyala
Je suis née au Harem
« Au cours d'un voyage au Nigeria, ma mère, une Blanche, est tombée amoureuse de mon père, David Egbeme, riche exploitant agricole qui possédait un harem et dont elle a accepté de devenir la trente-troisième épouse.
J'ai vécu une enfance heureuse et insouciante derrière les murs du harem, protégée du monde extérieur. Les femmes et les enfants de mon père formaient une grande famille où tout le monde s'aimait et s'entraidait.
Mais, à seize ans, ma vie s'est trouvée bouleversée lorsque mon père, affaibli par la maladie, m'a obligée à me marier. En butte à un homme infidèle et violent, je n'ai plus eu d'autre choix que de fuir avec mon fils. Fuir... mais à quel prix ? »
C. R. E.
Ce livre - l'histoire vraie d'une femme décidée à se battre et à sauver son enfant - s'est vendu à plus de 500 000 exemplaires. Un témoignage qui est aussi un appel au respect des femmes, de leur dignité et de leur intégrité.
« Jamais je n'ai perçu avec autant d'acuité la souffrance et la force morale de la femme noire. »
Calixthe Beyala
EAN13 : 9782352870265
ISBN : 978-2-35287-026-5
Editeur : Archipoche
Date Parution : 04/04/2007
LES LIONS INDOMPTABLES, Cinquante ans de bonheur par Calixthe Beyala
Parution Octobre 2010, chez Albin Michel,
Un texte passionné et passionnant de Calixthe Beyala qui met tout son talent d'écrivain et tout son coeur de supportrice au service de l'équipe légendaire de son pays natal.
|
Inscription à la newsletter
|