Parce qu'il serait temps que la francophonie s'affranchisse de ses pratiques obsolètes !
La perte de prestige de la France entraînerait nécessairement le déclin du français comme langue internationale. Selon les estimations de 2005 de l'Organisation internationale de la Francophonie, il y aurait 139 millions de francophones (langue maternelle et langue seconde), auxquels il faut ajouter 39 millions de «francophones partiels», ceux dont le français est une langue étrangère. On estime qu'entre 250 millions à 300 millions de personnes seraient en contact avec la langue française, mais, selon les projections, ce nombre devait atteindre les 500 millions dès l'an 2010. La Francophonie d’aujourd’hui apparaît comme une organisation internationale multilingue et disparate. La Francophonie est une communauté multilingue parce que tous les États francophones sont, à l'exception de la France, en situation de bilinguisme ou de multilinguisme. Partout, la langue française est en situation de concurrence avec d'autres langues, que ce soit des langues africaines ou nationales, l'arabe, l'anglais, etc.
La Francophonie est disparate (comme le Commonwealth) parce qu'elle ne réunit plus seulement des pays, mais aussi des États non souverains ainsi que des États non francophones, qui veulent coopérer aux plans éducatif, culturel, technique et scientifique. L’accent est mis sur le français comme langue véhiculaire, même dans les pays où le français ne joue qu’un rôle secondaire – Liban, Laos, Bulgarie, Moldavie, Cap-Vert, Roumanie, Égypte, Saint-Thomas-et-Prince, Djibouti, Vietnam, Guinée équatoriale. Cependant, il ne faut pas oublier le facteur «prestige» qui encourage certains États ou pays à participer aux sommets francophones.
Le Sommet de Beyrouth (Liban): 18-20 octobre 2002
Le Sommet de Beyrouth qui devait se tenir en octobre 2001 a été reporté aux 18-20 octobre 2002 en raison de la situation internationale dans la région, suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis (World Trade Center de New York et Pentagone).
C'est le premier Sommet francophone tenu dans un pays arabe. La Francophonie a pris un certain virage politique à Beyrouth en condamnant tout recours au terrorisme et appelé à la conclusion d'une convention générale pour contrer ce fléau. Le Sommet a rappelé que le dialogue des cultures constitue une condition indispensable à la paix et permet de lutter contre l'exclusion, l'intolérance et le terrorisme. C'est dans cet esprit qu'elle a également abordé les questions liées au Proche-Orient, notamment celles touchant Israël, la Palestine et l'Irak, ainsi que celles concernant l'Afrique, plus particulièrement la Côte d'Ivoire.
Les chefs d'État et de gouvernement ont pris un engagement sans équivoque en faveur de la mise en application de la Déclaration de Bamako sur la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de la personne adoptée par la Francophonie en novembre 2000. Les chefs d'État et de gouvernement ont voulu également que la Déclaration de Beyrouth fasse état de leur résolution de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires afin d'éviter que le recours aux technologies de l'information et de la communication ne crée de nouvelles inégalités. Ils ont conséquemment convenus de la tenue d'une conférence ministérielle de la Francophonie sur les technologies de l'information et de la communication dans le courant de l'année 2003 et en vue d'assurer une participation active de la Francophonie au Sommet mondial sur la Société de l'information qui se tiendra à Genève (2003) puis à Tunis (2005).
Calixte Beyala pour deux mandats de Abdou Diouf à l`OIF et pas un troisième !
«Il (Abdou Diouf) décevrait beaucoup de monde, s’il chercherait à rester encore pour un nouveau mandat », a-t-elle dit, estimant que l’ancien président sénégalais «est d’une grande intégrité intellectuelle».
Les jeunes francophones devraient le prendre pour une référence, selon Calixte Beyala. « Moi je crois que beaucoup de jeunes francophone devraient s’identifier à lui. Moi j’ai beaucoup de respect pour lui », a affirmé l’écrivain.
«La francophone doit avoir plus de dynamisme dans un monde qui va en se mondialisant », a-t-elle déclaré, se présentant comme une militante d’une « Francophonie de masse ». L’écrivain dont les œuvres font souvent fait polémique, reproche à l’OIF son immobilisme et son caractère bureaucratique.
Pour Beyala, cette institution doit se débureaucratiser pour « devenir une francophonie populaire, une Francophonie de masse ». « Moi j’ai l’impression que la francophone tourne sur elle-même comme les planètes », relève-t-elle.
L’OIF devrait être plus culturelle, au lieu de demeurer l’instrument « politique » qu’elle est aujourd’hui, a suggéré Calixte Beyala, installée depuis de longues années en France où elle a mené, un temps, le combat en faveur de la promotion des minorités.
Signer ou adhérez au comité de soutien de Calixthe Beyala afin de la faire élire au poste de Sécrétaire Général lors de son sommet qui se tiendra le 24 et 26 Octobre prochain à Montreux/....
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