Questions pour une candidature à l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif) !
La ville suisse de Montreux, célèbre pour son festival de jazz, accueille du 22 au 24 octobre 2010 le 13 sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) dirigée par l’ancien président Abdou Diouf qui pourrait à l’occasion briguer un troisième mandat. Toutefois, la romancière franco-camerounaise, Calixthe Beyala serait également sur les rangs. Avec quelles chances ? Si sa « pré-campagne » est axée autour de la nécessité de redonner un élan culturel à l’organisation devenue trop politique à ses yeux, elle aura du mal à faire accepter l’idée d’un troisième africain à la tête de l’Oif après l’Egyptien Boutros Ghali et le Sénégalais Abdou Diouf. Il y a aussi peu de chances que la France la présente au poste parce que d’abord il est de tradition qu’un Français n’occupe pas le poste et ensuite, la brillante romancière aura fort à faire pour convaincre le président Sarkozy pour plusieurs raisons, en particulier ses prises de position contre la droite au pouvoir. Elle est le deuxième écrivain africain, après l’écrivain Congolais Henri Lopes, à truster le poste. Mais la principale question est celle-ci : après deux mandats à la tête d’une organisation internationale et à 75 ans, n’est-il pas temps pour « Ndiol », comme l’appellent ses compatriotes en référence à sa grande taille, de passer la main ?
La candidature au service de l’OIF, l’organisation francophone en ce 21ème siècle
Aujourd’hui, la définition courante de la Francophonie est celle d’une communauté de pays, de peuples ou d’hommes « ayant le français en partage », et partant des idées communes. Un des sens que l’on peut attribuer à l’adjectif « francophone », outre les sens linguistique, géographique et spirituel ou culturel, est le sens institutionnel définissant l’ensemble des organisations publiques et privées œuvrant dans l’espace francophone.
GENEVE- Le XIIIe Sommet de la Francophonie (Montreux, 20-24 octobre), en cette année du 40ème anniversaire de l’OIF, sera un moment important pour l’organisation francophone qui ambitionne en ce 21ème siècle d’accroître son influence au niveau mondial. Pour ce faire, le choix d’une personnalité d’envergure internationale demeure une condition sine qua non pour mener à bien les projets de l’OIF.
Abdou DIOUF, ancien Directeur de Cabinet de Léopold Sédar Senghor qui réclame sans hésitation son héritage, ancien Chef de l'Etat de la République du Sénégal et à ce titre Président de l'OCI, et Président en exercice de l'Organisation de l'unité africaine (OUA, juillet 1985 - juillet 1986 puis en 1992) et Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO, juillet 1991 - juillet 1992). L'Ancien Président de la République du Sénégal, avec deux mandats à la tête de l'OIF depuis 2002, Abdou Diouf est prêt à servir, mais est-il encore l'homme de la Francophonie du 3ème millénaire après avoir tant donné?
Calixthe Beyala , militante, femme d'action et auteur de romans à succès chez Albin Michel, poursuit une oeuvre littéraire inclassable, couronnée de nombreux prix dont le Prix de l'Académie française en 1996 pour Les Honneurs perdus. Très connue à l'étranger, notamment aux États-Unis, elle est considérée comme l'un des auteurs majeurs de la francophonie. Elle a écrit le scénario du documentaire portrait MANU DiBANGO (réalisé par Pascal Vasselin, France, 2010, 52 min).Agée de 49 ans, Calixthe Beyala est auteur d’une vingtaine de romans et nouvelles.En 2002 le programme de Madame BEYALA consistait déjà essentiellement à revenir aux fondamentaux, et surtout aux objectifs premiers de ses pères fondateurs, dont le leader était l'éminent écrivain Léopold Sedar SENGHOR. Madame Calixhte BEYALA avait déjà insisté sur le fait qu'il fallait redonner à la Francophonie, sa dimension populaire, sociale, culturelle. Madame BEYALA porte une vision innovante de la Francophonie qui doit être un espace d’échange linguistique, culturel, social, qui se doit de construire une maison de la Francophonie, porter les ambitions de ses peuples et leurs espoirs.
Depuis l’accession à la tête de l’organisation d’Abdou Diouf, l’OIF tente tant bien que mal d’atteindre ses objectifs qui s’articulent autour de la promotion de la langue française et de la paix. Aussi, appuie-t-elle l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche. A cela, il faut ajouter le développement de la coopération au service du développement durable.
Pour atteindre donc ses objectifs, l’OIF dispose d’un budget annuel de plus de 79,3 millions d’euros. Il faut noter que 63,5% de ce budget est destiné à la mise en ?uvre des différents programmes de l’organisation.
Si dans la pratique les populations des pays francophones dénoncent l’inactivité de l’OIF, force est de reconnaître que la tâche n’est pas facile pour le président Diouf. L’OIF est plus perçu comme une organisation politique. C’est d’ailleurs pourquoi, ces populations appellent de leur v?u à une prise en compte du volet économique en vue de faire de l’OIF un vaste espace économique. Et cela n’est possible que si la volonté politique suit.
L’OIF pour les populations des pays membres devrait donc aller au-delà de la promotion de la langue française et mettre un accent particulier sur la construction d’un grand ensemble économique. Sinon elle restera toujours un ? machin ? comme le disait le général De Gaulle concernant l’ONU.
Une femme candidate : Calixthe Beyala pour la Francophonie des Peuples
En attendant, le mois d’octobre, une question est posée, la Francophonie, géante au pied d’argile, de l’avis de plusieurs observateurs, va-t-elle emboîter le pas à L’Unesco et élire une femme à sa tête? L’égalité des genres prônée dans toutes les sphères de la culture mondiale pourrait bien jouer en faveur de la Franco-camerounaise. La composition machiste des représentants des Etats au sein de l’organisation ne devrait pas constitué un handicap majeur dans un contexte où la promotion de la femme reste, le leitmotiv de tous les dirigeants du monde
Tout porte donc à croire que Calixte Beyala sera sur le starting-block. Au cours de l’élection du secrétaire général de l’OIF qui aura lieu du 22 au 24 octobre prochain, à Montreux en Suisse. Ce sommet marque, par ailleurs, le 40ème anniversaire de l’organisation.
Crée en 1970 sur la base du Traité de Niamey (Niger), l’organisation n’ a jamais été dirigée par un français encore moins par une femme. Si Calixthe Beyala est élue ce sera donc une grande première dans l’histoire de l’organisation. Qui compte 70 Etats et gouvernements (56 membres et 14 observateurs).
APA - Yaoundé (Cameroun) – Il est temps que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) soit dirigée par une femme, a plaidé, mercredi à Yaoundé, l’écrivaine camerounaise Calixthe Beyala, candidate au poste de secrétaire général de cette institution.
Interrogée par APA, mercredi à Yaoundé, où elle participe la Conférence « Africa 21 », marquant les cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification du Cameroun, elle a justifié sa candidature par « une volonté de réformer cette institution ».
Pour Calixthe Beyala, venue promouvoir sa candidature auprès des Chefs d’Etat et autres hautes personnalités présentes dans la capitale camerounaise, « il est temps que la Francophonie soit dirigée par une femme ».
Mise en place le 20 mars 1970 à Niamey (Niger), l’OIF a connu deux secrétaires généraux : l’Egyptien Boutros Boutros Ghali et le Sénégalais Abdou Diouf, âgé aujourd’hui de 75 ans.
Ce dernier, élu en 2002, puis réélu pour un second mandat, en 2006, postule pour un troisième mandat.
L’élection du nouveau secrétaire général aura lieu lors du sommet marquant le 40e anniversaire de l’organisation qui se tiendra du 22 au 24 octobre 2010 dans la ville suisse de Montreux.
L’Organisation Internationale de la Francophonie compte actuellement 70 pays, soit 56 membres et 14 observateurs
Affichant ses ambitions, l’écrivaine estime que la Francophonie fait la part belle à la politique au détriment du culturel.
« Il n’est pas question d’abandonner les aspects politiques, mais de recentrer l’approche des choses en donnant toute sa place à la culture qui est riche et variée, mais surtout à la langue qui constitue le socle de l’OIF », a-t-elle déclaré.
Elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Grand Prix du roman de l’Académie française obtenu en 1996, et la légion d'Honneur en 2010.
FCEB/mbt/APA
Un écrivain candidat
Après la tentative infructueuse de l’ambassadeur et l'écrivain Congolais Henri Lopès, l’ancien Premier ministre du Congo Brazzaville et ambassadeur du pays en France, c’est au tour de l’écrivaine Française d’origine camerounaise, Calixthe Beyala, de tenter sa chance une nouvelle fois.: L’élection aura lieu lors du sommet marquant le 40e anniversaire de l’Organisation, du 22 au 24 octobre, à Montreux, en Suisse.
Une Africaine FRANCAISE…
Il est vrai qu’une certaine partie de la classe politique Française a déjà fait preuve de son peu de considération pour les Africains. Ni le Président CHIRAC, ni le Premier Ministre JOSPIN n’avaient cru bon de se déplacer aux obsèques du Président SENGHOR, confirmant ainsi que pour être respecté il vaut mieux avoir du pétrole que des idées…
Il apparaît désormais de nécessité impérieuse et absolue qu’il faille tenir compte de la réalité de la Société Française actuelle. S’il est vrai qu’une prise de conscience quelque peu tardive de son hétérogénéité se développe, il n’en demeure pas moins que des positions très fortes doivent être prises. Soutenir la citoyenne Française Madame BEYALA dans sa démarche aura pour son pays, la France, le même impact, les mêmes retombées que l’élection du Président Barack OBAMA a eu pour les Etats – Unis d’Amérique. Cette double appartenance de Française d’origine Africaine constitue non seulement une force considérable mais également une fantastique opportunité. En effet, cette diversité de la société Française tresse de nouveaux liens de culture, du sang, du cœur, et d’intérêts économiques entre les Français et les peuples d’Afrique. Les citoyens d’origine Africaine deviennent de fait les premiers ambassadeurs de cette communauté d’intérêts.
Calixthe Beyala: La Francophonie se doit de montrer l'exemple de l'alternance et de la démocratie.Elle doit écouter la jeunesse et favoriser les valeurs humanistes chères à ses fondateurs.
Tous ensemble pour la Francophonie des peuples!
Calixthe Beyala : « La Francophonie a toujours été pour moi une respiration »
LA FRANCOPHONIE POPULAIRE CONCRETE ET DE PROXIMITE : LA FRANCOPHONIE DE TOUS LES FRANCOPHONES DEFENDUE PAR MADAME BEYALA
Madame Calixthe BEYALA a déposé sa candidature au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Avec Madame Calixthe BEYALA,
La Francophonie sera connue de tous les Francophones, profitera concrètement (culture et emploi) à tous Francophones, et sera visible par tous les Francophones.
La Francophonie sera populaire, solidaire et économiquement forte. Madame BEYALA et son équipe vont s’employer tous les jours, à mettre en œuvre toutes les actions nécessaires pour éradiquer une insupportable pauvreté qui ne cesse de galoper en Afrique. Madame BEYALA mobilisera tous les Francophones, toutes les énergies créatrices, installera une nécessaire solidarité Nord/Sud, Est/Sud et Sud/Sud.
La Francophonie sera économique, sociale ou ne sera pas. La Femme et la Jeunesse seront replacées à leur juste place, l’innovation technologique permettra de construire des « pôles de compétitivité » ou d’excellence au sein desquels se côtoieront, les plus belles universités Francophones et les fleurons de la recherche et de l’industrie. L’économie numérique et la bio – économie seront privilégiées.
La candidate parle de ses chances d’être élue au poste de secrétaire général de l’Oif.
Qu’est-ce qui vous a motivé à vous portez candidate pour le poste de secrétaire général de la Francophonie?
Ma motivation essentielle est la conviction, fortement ancrée en moi, qu'il conviendrait de faire une Francophonie humaniste, une Francophonie où le mot solidarité n'est pas une déclamation mais une réalité palpable pour les peuples qui la constituent, une Francophonie qui accompagnerait les étudiants francophones dans leur épanouissement, une francophonie capable de soutenir les pays dans le développement, une Francophonie active et non bureaucratique.
Quelle est votre stratégie de campagne ?
Je mène ma campagne grâce à mes idées, à mon dynamisme, à ma capacité de conviction. Je suis écoutée, appréciée pour ma sincérité, pour cette manière que j’ai toujours eu de faire bouger les lignes, par cette confiance que me témoigne l'ensemble du peuple francophone. D'ores et déjà, j'ai des soutiens de plusieurs Etats, parce qu'ils savent qu'avec ma présence, la Francophonie sortira de sa légendaire léthargie.
Que répondez-vous à ceux qui pensent que cette candidature n’est qu’un prétexte pour faire parler de vous ?
Si d'aventure quelques gonzes disaient que je me présente pour faire parler de moi, je rétorquerais : « mais quelle ignorance ! » D'autant qu’à ce jour, sur des centaines de sollicitations d'entretiens, j'en ai accordé quatre. Je n'ai pas besoin qu'on parle de moi, car, que je le veuille ou pas, on parle de moi tous les jours à travers le monde.
Quelles sont vos chances d’être élue ?
La Francophonie a toujours été pour moi une passion, une respiration que je compte transmettre à la jeunesse francophone si j'étais élue. Quant à mes chances, il ne leur manque pas un cheveu dans les mains de Dieu.
Abdou Diouf
L'organisation internationale de la Francophonie est dirigée par un secrétaire général qui conduit l'action politique de la Francophonie, dont il est le porte - parole et le représentant officiel au plan international. Le Senégalais Abdou DIOUF est le Secrétaire Général de la Francophonie depuis 2002. Agé de 75 ans, Abdou Diouf a été élu Secrétaire général de la Francophonie au Sommet de Beyrouth en 2002. Entré en fonction en 2003, il a été réélu pour un second mandat de 4 ans, en 2006, lors du Sommet de Bucarest.
Abdou Diouf a connu une longue carrière politique au Sénégal avant de joindre les rangs de l’OIF. En effet, il a accédé à la présidence de la République du Sénégal en 1981 pour ensuite être réélu en 1983, 1988 et 1993. En 2000, il subit une défaite aux mains d’Abdoulaye Wade. Récemment, ses méthodes de gestion des fonds de l’OIF ont été remises en question à l’échelle internationale. Monsieur DIOUF avait été élu sur la base d'un programme écrit par Madame Calixhte BEYALA qui souhaitait déjà se présenter elle - même à l'élection au Secrétariat Général en 2002. Elle avait jeté les bases d'une nouvelle Francophonie, en rupture avec celle mise en place par Monsieur Bouthros bouthros GALI qui s'était enfermée dans un système international bureaucratique et administratif, sourd aux besoins et aux ambitions des peuples.
Le programme de Madame BEYALA consistait déjà essentiellement à revenir aux fondamentaux, et surtout aux objectifs premiers de ses pères fondateurs, dont le leader était l'éminent écrivain Léopold Sedar SENGHOR. Madame Calixhte BEYALA avait déjà insisté sur le fait qu'il fallait redonner à la Francophonie, sa dimension populaire, sociale, culturelle. Madame BEYALA porte une vision innovante de la Francophonie qui être un espace d’échange linguistique, culturel, social, qui se doit de construire une maison de la Francophonie, et doit porter les ambitions de ses peuples et de ses espoirs.
LA FRANCOPHONIE POLITIQUE, BUREAUCRATIQUE ET ADMINISTRATIVE DU PRESIDENT DIOUF
L’avènement de l’ex-Président Sénégalais Abdou DIOUF au secrétariat général de l’OIF a amené une francophonie politique. Son statut d’ancien chef d’Etat, ses réseaux d’influence en Afrique et son inclinaison personnelle poussent naturellement Abdou DIOUF à transformer l’OIF en appareil politique. Même si certaines intervention peuvent être relevés, certaines actions et autres dépenses politiques ont profondément choqué. Qui plus est, après 8 années de « Francophonie politique », loin d’être une institution performante, la Francophonie ronronne. Elle est totalement inconnue des Francophones, ne représente absolument pas le bloc significatif d’influence qu’elle devrait être.
Elle n’est, au mieux, qu’une bureaucratie sans utilité et sans aucune crédibilité. La Francophonie s’est enfermée dans un système bureaucratique et administratif, virevolte, s’émoie de ses réussites dans les colloques où ne se retrouvent qu’entre eux des initiés…
La Francophonie est aujourd’hui totalement coupée de ses objectifs originels. Les Principes démocratiques à l’origine de sa création ne sont manifestement pas appliqués, par ceux qui sont censés l’incarner.
« Beaucoup de voix se sont élevés pour demander que je sois candidat à ma propre succession J’ai été très sensible à ces manifestations de confiance » a déclaré Abdou DIOUF à la fin des travaux de la 25ème conférence ministérielle de la Francophonie qui vient de se tenir à Paris.
L’élection du Secrétaire Général de l’OIF se déroulera lors du 13ème Sommet de l’Organisation qui aura lieu du 22 au 24 Octobre 2010 à Montreux, en Suisse. Elu en 2002, à Beyrouth, au Liban, Monsieur DIOUF, 74 ans, avait été reconduit à Bucarest, en Roumanie pour un nouveau mandat de 4 ans. L’ancien Chef de l’Etat Sénégalais (de 1981 à 2000) avait obtenu, en novembre 2005 à Antananarivo, des 56 Etats membres de la Francophonie l’adoption d’une nouvelle charte qui fait de lui l’unique patron de l’Organisation qui regroupe essentiellement la France et ses anciennes colonies. Seulement, les conditions qui avaient présidé à sa nomination ne sont plus les mêmes. Deux ans après sa défaite face à Me WADE, lors de la présidentielle de 2000, il a fallu tout simplement l’entregent de son ami, l’ancien Président Français, Jacques CHIRAC, pour solliciter tout le gotha des Présidents Francophones pour en faire le successeur de Monsieur Bouthros Bouthros GALI. Jacques CHIRAC n’est plus là et il est très mal vu, dans les organisations internationales de conglomérer des mandats à ne plus en finir.
Le Commonwealth affiche des résultats les plus probants, sur le front de la promotion des relations commerciales au sein de l’ancien empire Britannique alors que la Francophonie reste un pré-carré d’un petit nombre non résolu à se démocratiser ni à s’ouvrir à l’ensemble des locuteurs Francophones.
SAVOIR PARTIR AVEC LES HONNEURS …
Abdou DIOUF est un grand démocrate que nous respectons. Mais en ce qui concerne son aspiration à vouloir solliciter un 3ème mandat au sein de la Francophonie, il semble évident qu’il conviendrait de savoir raison gardée et de ne pas céder à l’appel des sirènes, malgré les nombreuses sollicitations à se présenter dont il dit faire l’objet. Bien que la nouvelle charte de l’Organisation internationale de l’Organisation internationale de la Francophonie ne limite pas explicitement les mandats des secrétaires généraux, il est de tradition de cette institution de les limiter à 2 de 4 ans, soit 8 ans (il est à signaler par ailleurs que les mandats sont confiés à un pays et non à des individus). Le Sénégal ayant déjà eu 2 mandats, Abdou DIOUF doit se retirer dignement afin de continuer à mériter l’admiration que lui vouent les africains en général et les Sénégalais en particuliers.
Jean Charest intéressé?
Ces jours-ci, des rumeurs circulent à l’effet que l’actuel premier ministre du Québec, Jean Charest, dont le Parti libéral est éclaboussé par diverses allégations plutôt sérieuses, préparerait sa sortie de l’Assemblée nationale à Québec et qu’il aurait un intérêt envers le poste de Secrétaire général de la Francophonie.
Le bureau du premier ministre québécois confirmait, le 2 septembre dernier, que Jean Charest, qui avait été l’hôte du dernier Sommet de la Francophonie à Québec en 2008, entendait se rendre en Suisse à la fin octobre afin de participer au Sommet de Montreux.
Enfin, soulignons qu’il y a environ un an, Jean Charest avait manifesté son appui à Abdou Diouf sur les ondes de TV5. Il avait dit souhaiter que M. Diouf soit reconduit pour un troisième mandat à la tête de la Francophonie internationale.
Alexandre Leupin, directeur de la revue Mondesfrancophones.com MF : – L’internet, c’est l’univers qui parle à l’univers, mondialisation imprévue et sans bornes de tous les discours… s’y défont les antiques réseaux tribaux de la réflexion, de l’information, de l’édition, de la création… y émergent le tout comme le n’importe quoi, le sublime des œuvres et de la pensée comme le délire paranoïaque, l’examen rationnel tout comme la désinformation la plus crasse, les voix prodigieuses de la singularité tout comme les subjectivités qui se groupent en communautés imaginaires ou en attroupements à la langue de bois.
Nous voulons que les prochains Prousts de Tombouctou, Georges de la Tour de l’art digital, Lacans d’Issoire, Montaignes d’Ambère… Maries de France de Tahiti, Glissants et Guyotats de Brazzaville, Novarinas de Ouagadougou s’inventent et se trouvent grâce à nous… c’est dans le frottement de la langue française à toutes les langues du monde, et l’interstice qu’il crée, que surgiront les nouvelles singularités.
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